Besoin d’étudiants? Non merci!

Les employeurs pourraient embaucher moins d’étudiants cet été en raison de la crise économique. C’est ce que révèle un récent sondage interne effectué par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Selon le sondage, 68 % des professionnels interrogés estiment que les employeurs québécois risquent d’embaucher moins d’étudiants cet été et 60 % pensent qu’ils pourraient offrir moins de stages étudiants.

Dans le cas où la main-d’oeuvre étudiante sert principalement à répondre à une pointe dans la demande de produits ou de services, comme en restauration ou en tourisme, c’est compréhensible de moins embaucher. Dans le contexte actuel où il y a moins de clients, cela fait du sens d’avoir moins besoin d’employés.

Pour tous les autres cas, c’est une très mauvaise décision. En plus de permettre à votre organisation de se positionner favorablement auprès de futurs candidats intéressants, l’embauche d’étudiants aide évidemment à combler les vacances estivales de vos employés réguliers.

Allez-vous dire à vos employés qu’ils ne seront pas remplacés durant leurs vacances? Est-ce que ça veut dire que vous pouvez vous passer d’eux pendant deux semaines? Beau message sur la valeur que votre organisation accorde à ses employés. Ou bien est-ce que le boulot va simplement s’accumuler durant leur absence et qu’ils vont devoir tout rattraper à leur retour? Aussi bien ne pas partir en vacances!

Je me souviens que certains de mes employés ne prenaient même pas les heures accumulées en congé parce que le travail s’accumulait trop durant leur absence.

Les temps sont peut-être durs, mais il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain et envoyer un autre message négatif à vos employés survivants qui pourrait avoir pour effet de les démobiliser davantage. On est peut-être en récession, mais les employés qui vous servent encore fidèlement méritent tout de même qu’on se préoccupe encore de leurs conditions de travail.

N’oubliez pas que c’est dans l’adversité qu’on reconnaît la qualité des joueurs et que vos employés observent avec attention le traitement que vous leur accordez en ces temps plus difficiles. Peut-être vous écoutent-ils docilement pour l’instant (à défaut de pouvoir trouver mieux et de devoir continuer à payer leur hypothèque), mais regardez-les bien partir lors de la reprise…


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Pascal Veilleux

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