Outiller notre secteur industriel pour relever les défis de la mondialisation

Voici le sommaire d’une étude publiée par le Réseau des Ingénieurs du Québec portant sur les défis de notre secteur industriel face à la mondialisation. Vous pouvez télécharger l’étude complète en cliquant ici.

Cette étude fait deux importantes démonstrations au sujet du secteur industriel. La première est que le Québec vit actuellement une désindustrialisation accélérée de son économie. Une des conséquences de cette désindustrialisation accélérée est la perte d’un emploi sur cinq dans le secteur manufacturier (134 000 emplois perdus entre décembre 2002 et juin 2007). Trois facteurs se sont conjugués pour accentuer ce phénomène :

  • La hausse du dollar canadien;
  • La hausse des prix de l’énergie;
  • La disponibilité de main-d’oeuvre compétente à moindre coût dans les pays en développement.

La deuxième démonstration importante faite par l’étude concerne l’action gouvernementale. Le gouvernement, peu importe le parti au pouvoir, ne répond pas de manière cohérente aux besoins de l’industrie. Ainsi, malgré les nombreuses fermetures d’usines et les pertes d’emplois, on observe que le gouvernement n’a pas de vision d’ensemble de l’orientation de ses actions visant le secteur industriel.

L’étude confirme notre position selon laquelle le Québec doit se doter d’une politique industrielle forte et cohérente. Celle-ci doit être basée sur trois piliers :

  • L’innovation;
  • L’investissement;
  • La productivité.

Ces trois piliers font clairement consensus lorsque vient le temps d’identifier les facteurs qui contribueront à notre compétitivité à court, moyen et long termes. Ils concernent l’ensemble des entreprises, de toutes les tailles et de tous les secteurs d’activités. Les ingénieurs, par leur expertise et leur expérience, sont des acteurs clés de ces trois thèmes.

Pour chacun de ces trois piliers, l’étude amène des recommandations appelant à l’action comme :

  • favoriser la réalisation de diagnostics de R&D dans les PME;
  • identifier et mettre en oeuvre de grands projets mobilisateurs comme celui du maintien et du renouvellement de nos infrastructures, notamment de transport;
  • repenser nos programmes en innovation pour faire en sorte que le retour sur l’investissement soit mesurable afin d’améliorer leur efficacité sur le plan de l’emploi et de savoir-faire;
  • tenir un débat sur la nécessité de limiter le contrôle de nos entreprises par des intérêts étrangers;
  • ne pas libéraliser davantage le commerce avec les pays qui obtiennent un avantage économique indu par le non-respect, entre autres, de l’environnement, des droits humains, du travail, de la liberté d’association syndicale, etc.

Pour mettre en place une politique industrielle forte et cohérente, le Réseau des ingénieurs du Québec demande deux choses au gouvernement du Québec :

  • Mettre rapidement sur pied un groupe indépendant d’experts dans divers domaines de l’activité économique. D’ici six mois, ce groupe déterminera les objectifs stratégiques pour renforcer et développer le secteur industriel et développera une vision à court (2007 à 2010), moyen (2010 à 2015) et long termes (2015 à 2020).
  • Tenir un sommet industriel réunissant l’ensemble des partenaires socio-économiques intéressés et ayant pour mandat d’établir les bases d’une politique industrielle forte et cohérente en lien avec les objectifs stratégiques déterminés précédemment.
Posted in Amélioration continue, Genie industriel, Globalisation, Mondialisation, Productivité, Stratégie.

Pascal Veilleux

2 Comments

  1. Les nouvelles technologies doivent être une des réponse. Leur bonne utilisation dans l’entreprise via l’intranet entre autre peut entraîner une plus forte rentabilité et productivité de l’entreprise. C’est là où l’intranet 1.0, 2.0 et plus doivent faire leur preuve! Il faut nous donner cette chance!

  2. Pingback: De nos archives | NSI Solution inc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *