Et si le « Salarié 2.0 » n’était pas… un salarié ?

Ce billet a pour but de faire suite à la réflexion de Bertrand Duperrin sur le Salarié 2.0 et à la mienne sur la nouvelle définition d’un travailleur productif. Après quelques jours d’analyse, j’en arrive au constat suivant : Et si le « Salarié 2.0 » n’était pas un salarié ?De plus en plus de gens de ma génération sont des pigistes, des travailleurs autonomes, des sous-traitants ou des propriétaires de très petite entreprise. Bref, des gens qui se spécialisent dans un domaine qui n’est pas le « core business » de leurs clients. Vous allez me dire qu’il s’agit en fait davantage de programmeurs ou de travailleurs en nouvelles technologies mais je vous réponds que non. En fait, plus que j’y pense, plus que j’en trouve et ce, dans une multitude de domaines allant de l’ingénierie à la comptabilité en passant pas les services de santé.

Le cas le plus frappant est celui d’une dame que je connais dans une entreprise de plus de 200 employés. Elle est en charge des comptes payables et des comptes à recevoir. Il y a environ un an, elle a offert à son patron de travailler pour lui comme travailleure autonome. Son offre était la suivante : montant forfaitaire mensuel équivalent à 1/10 de son salaire annuel (incluant avantages sociaux). Elle allait travailler à la maison et fournir son équipement de travail (ordinateur, logiciels, etc.).

Après 2 mois, elle avait amélioré son processus et ses méthodes. Cela s’ajoutait aux pertes de temps normales de bureau (placotage, pause café, perte de productivité, etc). Elle était maintenant en mesure d’effectuer l’ensemble de ses tâches en moins de 15 heures par semaine au lieu de ses 35 heures.

Aujourd’hui, elle a un deuxième contrat semblable à son premier. Elle gagne deux fois son salaire d’il y a un an et travaille environ 25 heures par semaine. Le temps de transport pour se rendre au bureau est éliminé et son horaire est très variable. Elle vient de proposer à son client l’obtention d’un bonus significatif pour abaisser l’age moyen et la valeur des comptes à recevoir. Il a accepté sur le champ.

Dans son livre Wikinomics, l’auteur Don Tapscott utilise la phrase suivante : « Always strive to be the best at what your customers value most and partner for everything else ».

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Pascal Veilleux

4 Comments

  1. Bien vu Pascal ! Cela nous rapproches de concepts tels l' »intrapreuneur », l' »employé CEO »….J’ai d’ailleurs une idée « amusante » sur la question pour un prochain article.

  2. Pingback: Safari sous Windows, un CV nouvelle génération, 2.0, 2.0, 2.0... - Le Blog d'Anime-Kun

  3. Salut Pascal,

    C’est seulement malheureux que les dirigeants d’entreprises ne voient pas le potentiel de leur personnel. Que l’on doivent retourner les gens chez eux pour qu’ils nous prouvent à quel point ils sont imaginatifs et productifs est un non sens en soit.

    Va pour le télé travail, pour la collaboration à distance, mais SVP, payons nos gens décemment et faisons les travailler à leur meilleur. Faisons-en des intrapreneurs dédiés.

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